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Le bon et le mauvais cholestérol
par le professeur
Charles OLIVER - Hôpital Nord, Marseille
L’important :
une bonne
hygiène de vie
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Les habitudes de vie de notre société industrialisée et urbanisée,
caractérisées par un régime alimentaire trop riche en calories et en
graisses saturées ainsi que par une augmentation de la sédentarité
favorisent le développement des maladies cardio-vasculaires |
De nombreux facteurs de risque cardiovasculaire ont été
individualisés parmi lesquels l’obésité, l’hypertension, le
diabète et l’hypercholestérolémie.
Ces facteurs favorisent le développement de maladies cardiovasculaire
liées à l’athérosclérose, c’est-à-dire la présence de plaques d’athérome
(composés en majorité de cholestérol) dans les artères pouvant amener
à leur occlusion et à des accidents tels qu’infarctus du myocarde,
hémiplégie etc.
L’hypercholestérolémie est une maladie relativement fréquente.
Elle est plus ou moins sévère et son rôle défavorable a été mis
en évidence par :
La relation entre la fréquence des maladies cardiovasculaire et l’élévation
du taux de cholestérol
La réduction des incidents et de la mortalité cardiovasculaire chez
les patients hypercholestérolémique traités.
On sait maintenant qu’il y a un bon et un mauvais cholestérol
Le dosage du cholestérol total dans le sang mesure à la fois ces deux
cholestérols. En fonction de son taux et des signes cliniques, les
dosages du bon et du mauvais cholestérol seront réalisés pour orienter
la prise en charge du patient. En effet, l’athérosclérose peut être
considérée comme la conséquence d’un déséquilibre entre les
facteurs athérogénes (tels que le bon cholestérol).
Le cholestérol est indispensable à la vie comme le montrent plusieurs
de ses fonctions ; constituant des membranes de toutes les cellules,
précurseur de plusieurs hormones, de la vitamine D, des sels biliaires
utiles à la digestion. Le cholestérol est apporté par l’alimentation
(d’origine animale avec une abondance dans le jaune d’œuf, le beurre,
les fromages, certaines viandes…), et aussi synthétisé pour une grande
part dans le foie.
Il est insoluble dans l’eau et pour circuler dans le sang (composé
en grande partie d’eau et de cellules sanguines) il est incorporé dans
des complexes hydrosolubles qui comprennent triglycérides, phospholipides
et protéines, qui jouent un rôle capital dans le devenir du cholestérol
sanguin.
Ces complexes sont appelées lipoportéines, il y en a deux :
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LE LDL CHOLESTÉROL |
Il est véhiculé jusqu’aux cellules de l’organisme où il se fixe
au niveau d’un récepteur grâce à l’apoprotéine B qui permet la
pénétration du cholestérol à l’intérieur de ces cellules, le foie
fixe environ les 2/3 de la totalité du cholestérol circulant.
La plupart des cas d’hypercholestérolomie sont expliqués par une
diminution du nombre des récepteurs pour le LDL cholestérol celui-ci s’accumule
alors dans le sang ; il devient alors oxydé et ainsi peut être
capté par les cellules au niveau des vaisseaux sanguins où il s’accumule,
créant des lésions d’athérosclérose.
Pour cette raison, le LDL cholestérol est appelé mauvais
cholestérol.
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LE HDL CHOLESTÉROL |
L’apoprotéine A qu’il contient lui donne une fonction opposée à
celle du LDL. En effet, le HDL cholestérol capte le cholestérol au
niveau des tissus et il transporte au foie où le cholestérol est
détruit. Il a donc une fonction protectrice, d’épuration et pour cette
raison, le HDL cholestérol est appelé le bon cholestérol.
Lorsque son taux est élevé, les chances de longévité avec
préservation du risque cardiovasculaire sont élevées. Le taux de HDL
cholestérol diminue lorsque celui des triglycérides, autre lipide
sanguin, augmente. Cette situation est souvent retrouvée dans deux
pathologies fréquentes : le diabète et l’obésité. En pratique,
le dosage du cholestérol total et des triglycérides est réalisé en
première intention, la détermination des taux de HDL et LDL cholestérol
(plus délicate et plus coûteuse) n'est réalisée en deuxième intention
que si le chiffre de cholestérol total ou des triglycérides est
supérieur à la normale.
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La cholestérolémie est de 1,80 à 2,00 g/l et elle augment
modérément avec l’âge. |
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Le taux de LDL cholestérol se situe entre 1,30 et 1,60 g/l. |
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Le HDL cholestérol idéal est supérieur à 0,55 g/l chez la femme et
0,45 g/l chez l’homme. |
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Le taux normal de l’autre lipide sanguin, les triglycérides est
inférieur à 1,50 g/l. |
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La détermination du rapport LDL/
HDL (normal : inférieur à 4)
constitue un index d’arthérogénicité. |
Les recommandations actuelles pour la prise en charge
thérapeutique des patients atteints d’hypercholestérolémie sont
basées à la fois sur le chiffre de LDL et sur la présence de facteurs
de risque cardiovasculaire (tabagisme, hypertension artérielle,
antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires, diabète,
sédentarité, obésité) ou d’un antécédent personnel de maladie
cardiovasculaire. Le traitement est constitué en première intention par
une alimentation adaptée (diminution des aliments riches en cholestérol
tels que les œufs et des graisses animales au profit des graisses végétales)
et en seconde intention (si le résultat est insuffisant) par des
médicaments qui stimulent la synthèse des récepteurs hépatiques pour
le LDL cholestérol.
Le traitement (régime ou médicament) sera entrepris pour des chiffres
plus bas de LDL cholestérol s’il y a un facteur de risque ou d’antécédent
de maladie cardiovasculaire.
Par exemple, en l’absence de ces éléments, il sera mis en route à
partir du chiffre de 1,9 g/l alors que chez une personne qui a eu des
antécédents cardiovasculaire tels qu’un infarctus du myocarde, il sera
prescrit dès le chiffre seuil de 1,30 g/l.
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