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IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE
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L’imagerie par
résonance Magnétique (IRM)
est la méthode qui apporte la
représentation
la plus riche des structures internes
du corps
humain. Voir
les articles liés.
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Pr. G.GUIDICELLI
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Cette
technique est en usage depuis environ une vingtaine d'année en médecine.
Son, utilisation est de plus en plus étendue pour le diagnostic et la
mise en évidence des maladies et des variations anatomiques en relation
avec les constatations cliniques. L'extraordinaire représentation des
constituants anatomiques et tissulaires du corps humain qu'elle apporte
n'est égalée à l'heure actuelle par aucune autre méthode d'imagerie
médicale.
A cette représentation la plus approchée
possible de l'anatomie réelle se sont aioutées sur les machines les plus
récentes des possibilités d'analyse de la
qualité des tissus permettant de mettre en évidence non
seulement des tumeurs mais aussi des variations plus complexes comme l’œdème,
les infiltrations inflammatoires ou les perturbations de la
vascularisation.
Enfin, l'IRM commence a approcher la biologie
des tissus en montrant la localisation des variations du métabolisme de
molécules complexes comme les acides aminés, l'acide lactique, etc. Cet
outil devient de plus en plus précieux en pathologie tumorale comme en
pathologie ischémique car il fournit des informations jusque là
apportées exclusivement par la scintigraphie aux isotopes radioactifs
d'usage plus restreint et limité par les problèmes d'irradiation.
L’innocuité
de cette technique d'IRM représente en effet un autre aspect de son
intérêt majeur à nos yeux, en dehors bien entendu des contre
indications classiques comme les pacemakers ou les implants métalliques
susceptibles d'être mobilisés. Au contraire de la radiologie classique,
du scanner ou de la scintigraphie, aucunes radiations ionisantes ne sont
utilisée à par l’IRM. On a vu récemment qu'avec les médecins, les
pouvoirs publics et le public lui même se sont préoccupés de
l'évaluation réelle du risque d'irradiation moyenne provoqué par ces
techniques plus anciennes et
d'information plus limitée. Ce point semble cependant avoir assez peu
pesé jusqu'à présent dans l’évaluation de l'imagerie IRM et les
décisions de politique sanitaire qui président son développement.
On
voit donc que le recours à l’IRM ne peut que se développer par
l'amplitude des informations et la sécurité d'utilisation qu'elle
apporte. La place de cette exploration dans l'arsenal de l'imagerie doit
être ainsi réévaluée. Au début de son application et jusqu'à
récemment elle était considérée comme une technique de pointe, un
raffinement dans I'obtention de l'information. Elle n'était utilisée que
lorsque les examens radiologiques préliminaires ou le scanner n’avaient
pas apporté de données suffisantes pour le diagnostic. A l'heure
actuelle au contraire, pour toutes les raisons que nous avons précisées
plus haut 'cette technique apparaît de plus en plus habituellement
utilisée en premier lieu comme exploration diagnostique de référence.
Bien entendu il ne faut pas en déduire que tout patient doit être soumis
indistinctement à cette exploration. Comme tous les examens
complémentaires, les examens d'imagerie ne sont demandés que lorsque
l'examen clinique de départ effectué par le médecin spécialiste n'ont
pas suffi à porter ou à fournir au chirurgien les indication
l'opération.
Mais on constate que sur tous ces points le
succès de l’IRM est tel qu'il s'est traduit par une augmentation
croissante de la demande, à l'instar des autres pays occidentaux de
développement technologique et de médicalisation comparables.
Malheureusement, au contraire de ces pays le nombre des installations
d'IRM en France, longtemps limités aux hôpitaux publics, n'a pas suivi
ces besoins. Il s'en suit des listes d'attente et des délais très longs
pour réaliser ces examens IRM, constituant entre autres des difficultés
de gestion permanentes pour le médecin radiologue lorsque les
urgences ou l'aggravation de certains malades se télescopent avec les
examens de routine demandés de longue date par des patients ambulatoires.
Sur
le plan technique les appareils actuellement disponibles se répartissent
en deux grand groupes.
Les IRM
de bas champ magnétique (moins de 1 Tesla) sont les moins coûteux à
l'installation et à l'usage, permettent la réalisation de machines plus
ouvertes, comme les IRM à aimant permanent, évitant pour une large part
l'impression de confinement qui est une gêne pour un certain nombre de
patients. La durée des examens est cependant plus longue et elles ne
permettent pas l' utilisation des techniques d'exploration les plus
avancées.
Les IRM de haut champ (au dessus de 1 Tesla), sont plus coûteuses,
nécessitent un refroidissement permanent à l'hélium, mais fournissent
plus de précisions sur les explorations standard et permettent seules les
imageries évoluées.
Grâce au progrès technologique elles ont
perdu l'apparence rébarbative des anciens modèles.
Le choix d'une IRM de haut champ est en tout cas la seule option
envisageable pour établissement hospitalier
multidisciplinaire réunissant des activités cardio-vasculaires,
neurologiques et neurochirurgicales de haut niveau, ce sont ces critères
qui ont en tout cas été retenus pour le choix de l’IRM dans notre
établissement La Clinique La Résidence du Parc.
La
sophistication de l'imagerie a nécessité la multiplication des antennes
destinées à recevoir le signal émanant des atomes d'hydrogène pour
cerner la définition des tissus au plus près des organes examinés pour
une meilleure définition de l'image.
Dans ce cadre, trois grands chapitres méritent à nos yeux d’êtres
individualisés :
C'est en effet dans ces trois domaines ou l’IRM
apporte la démonstration indiscutable de sa supériorité dans ses
innovations les plus récentes.
par le Professeur G.GUIDICELLI
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